Pourquoi faire carrière dans la distribution ?

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Aujourd’hui, le digital et le magasin physique nourrissent une relation de complémentarité.

L’essor du commerce en ligne a longtemps fait craindre le pire pour les acteurs du secteur de la distribution. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que le digital et le magasin physique nourrissent une relation de complémentarité. Et pour cause : plus de 6 Français sur 10 continuent à privilégier le magasin physique au détriment d’internet. Le secteur de la distribution reste donc toujours aussi porteur, avec de belles opportunités d’embauche et d’évolution de carrière. Le point sur l’attractivité du secteur de la distribution avec le CFA Codis !

La distribution : un secteur très résilient

Le secteur de la distribution est profondément ancré dans l’économie française. La distribution alimentaire à elle seule est portée par près de 2 000 hypermarchés et plus de 50 000 magasins d’alimentation spécialisés. Le groupement des Mousquetaires, qui compte plusieurs enseignes comme Intermarché ou encore Bricorama, vient d’annoncer des résultats exceptionnels au titre de l’année 2018 : son chiffre d’affaires global a atteint 24,17 milliards d’euros, et c’est donc le leader du marché grâce à une progression de 2,9 % de son chiffre d’affaires. Voici des chiffres intéressants issus d’une étude de LSA Expert sur les magasins de distribution des produits alimentaires :

  • La superficie cumulée des magasins bio a gagné 31 % en 2018 ;
  • 61 nouveaux hypermarchés ont été créés en France en 2018 ;
  • Pour les hard-discounters, l’heure est à l’offensive : Lidl et Aldi ont par exemple gagné 4 et 3 % en surfaces de vente en 2018 (respectivement).

Ces chiffres confortent l’idée que le commerce physique n’est pas menacé par le développement de l’e-commerce, bien au contraire. Le CdCF (le Conseil français du Commerce) explique : « nos clients n’opposent pas internet et les magasins, ils utilisent les deux, et c’est pourquoi nos vendeuses et nos vendeurs sont encore plus compétents aujourd’hui qu’hier, parce qu’ils savent travailler en multi canal ».

Le secteur de la distribution n’est pas exclusif à l’alimentaire. D’autres filières proposent elles aussi de bonnes perspectives. Par exemple, la distribution des matériels de construction et des travaux publics a amorcé une belle dynamique positive depuis 2016. En 2018, la filière a progressé de 12 %, après avoir gagné 11 % en 2017.

Des perspectives d’emploi très prometteuses 

Entre 2012 et 2022, le CdCF estime que les postes de vente créés dans la distribution sont au nombre de 100 000, dont 95 % sont des CDI non délocalisables. En 2018, on compte 404 nouveaux magasins de proximité sur le territoire national, quelque 265 nouveaux drives et une cinquantaine de cavistes. Pour soutenir cette dynamique, le secteur de la distribution recrute en masse, et les promotions internes permettent de combler certains postes sensibles. Les exemples d’animateurs de rayons promus au poste de directeur de magasin abondent en ce sens. Dans la grande distribution, 60 % des directeurs de supermarché sont issus de la promotion interne. 

Le secteur a aussi une solide réputation en matière d’emploi des jeunes : 37 % des effectifs ont moins de 35 ans et 17 % ont moins de 26 ans. Une tendance de recrutement qui se confirmera certainement dans les prochaines années, en raison du départ à la retraite de 10 % des effectifs de vente actuels dans un délai de 5 ans. 

Les métiers qui ont la côte dans la grande distribution 

La grande distribution emploie près de 3 millions de personnes, ce qui représente 18,3 % des emplois salariés en France. Dès bac + 2, vous pourrez aspirer à un salaire moyen brut compris entre 20 000 et 26 000 € par an, et occuper l’un des postes suivants :

  • assistant import – export : 2 000 à 2 500 € brut/mois (selon Hays.fr) ;
  • chargé d’affaires : 2 000 à 2 500 € brut/mois (selon letudiant.fr) ;
  • responsable de magasin : à partir de 2 000 € brut/mois (selon letudiant.fr) ;
  • chef de rayon : environ 1 500 à 2 000 € brut/mois (selon letudiant.fr) ;
  • commercial : environ 1 500 à 2 000 € brut/mois (selon letudiant.fr) ;
  • chargé de clientèle : environ 1 600 à 2 000 € brut/mois (selon Hays.fr) ;
  • vendeur : environ 1 400 à 1 600 € brut/mois (selon Hays.fr).

Le niveau de rémunération étant généralement proportionnel au niveau de qualification, les diplômés de bac +5 peuvent prétendre à des salaires moyens compris entre 33 000 et 44 000 € brut par an. Au rayon des postes les plus recherchés en grande distribution, on retrouve : 

  • le directeur de centre de profit : à partir de 2 500 € brut/mois (selon letudiant.fr) ;
  • l’ingénieur technico-commercial : environ 2 250 à 3 150 € brut/mois (selon Hays.fr) ;
  • le responsable service client : environ 3 300 à 4 100 € brut/mois (selon Hays.fr) ;
  • le responsable administration des ventes : environ 3 500 à 4 300 € brut/mois (selon Hays.fr).

L’alternance, la voie royale vers l’emploi dans la distribution 

L’alternance est la voie de recrutement privilégiée des acteurs du secteur de la distribution. Elle leur permet en effet de former leurs futurs collaborateurs tout en les initiant à la culture de l’enseigne. À eux seuls, les hypermarchés proposent en moyenne plus de 20 000 contrats en alternance par an, couvrant une multitude de métiers et s’adressant à plusieurs niveaux de qualification. Chez Carrefour, ces contrats débouchent sur un CDI dans 40 % des cas. 

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