Une année de césure en Australie

Après la validation de son BTS MUC au CFA CODIS puis d’un Bac+3 au CFA IGS (Titre RNCP de l’ICD), Arthur a souhaité réaliser une année de césure en Australie. L’année prochaine, il souhaite poursuivre ses études au CFA CODIS en Bac+5 .

Il nous raconte dans cette interview son aventure et ses impressions sur ces année pleine de découvertes !

Pourquoi avoir choisi de partir en Australie ?

Pendant mes années BTS, j’ai éprouvé le besoin de partir à l’étranger pour parfaire mon anglais, j’hésitais fortement entre le Canada et l’Australie. Je voulais améliorer mon anglais et découvrir une nouvelle culture et un nouveau monde !

Mon choix s’est porté sur l’Australie début d’année 2017 pour diverses raisons telles que les facilités pour obtenir un visa travail, le logement, le climat (les saisons sont inversées avec celles de la France).

Je compte rester le plus de temps possible ici pour maximiser l’apprentissage de l’anglais, emmagasiner encore et toujours de l’expérience, l’idée serait de revenir pour le début du recrutement alternance. Trouver une entreprise pour mon Master sera mon principal projet à court terme.

Comment as-tu organisé/préparé ton voyage ? (budget, billets, contacts, projets sur place)

Ce voyage, je l’avais en tête depuis ma première année de BTS il y a maintenant 3 ans. Une fois l’Australie en ligne de mire, j’ai  fait la demande du Working Holiday Visa (prix : 302€) sur le site du gouvernement qui a été accepté dans la minute, puis j’ai pris mon billet aller début juillet. Le gouvernement demande aux étrangers d’avoir au moins 5000$ australien (3200€) sur leur compte en banque en arrivant sur le territoire afin d’avoir un budget en concordance avec la vie sur place car oui la vie à Sydney est très chère ! 

Au niveau des contacts, j’avais quelques amis qui étaient déjà allés sur Sydney dont un ancien du CFA Codis, qui depuis a fait le grand saut pour le Canada.

Une fois sur place l’objectif était de trouver un logement et un travail afin de pas toucher aux économies.

Comment s’est passé ton périple ? 

Ce périple a été fait de hauts et de bas !! 

Dès mon arrivée j’ai réussi à obtenir un contact dans le bâtiment, j’ai pu travailler aussi en tant que déménageur avec une société d’intérim pendant trois mois avec plus ou moins de bons revenus.

Le bâtiment étant le domaine le mieux rémunéré d’Australie, c’était au départ un choix par défaut (par manque d’anglais) mais finalement très réfléchi, car en France je n’aurais sans doute jamais travailler dans les travaux manuels. Cela m’a permis de prendre du recul sur beaucoup de choses ! Chaque semaine je pouvais m’occuper en allant à la plage, en visitant la ville ou encore en sortant avec des amis.

Après les fêtes de Noël j’ai décidé de quitter Sydney pour voyager et faire toute la côte est de l’Australie. J’ai atterri à Cairns (à plus de 2500km), l’une de mes plus belles expériences où j’ai pu découvrir des plages incroyables, des personnes géniales et vivre des moments inoubliables avec mes amis dont Rémi Dertin et Moussa Ben Ali (deux anciens du CFA Codis). Se sentir libre comme c’est le cas depuis quelques mois ça n’a pas de prix ! 

Une fois le road trip terminé, j’ai commencé à travailler dans des fermes. En effet il faut travailler 88 jours dans une ferme pour pouvoir obtenir une seconde année de visa. J’y effectue des travaux manuels 5, 6 ou 7 jours par semaine.

Quelle a été ta plus belle découverte ?

La côte est de l’Australie durant une semaine ! 

En mini van, nous avons pris la route depuis Sydney pour rejoindre Cairns, ville dans le Nord de l’Australie. Nous y avons croisé des paysages de folie, des plages incroyables, des personnes vivantes qui reboostent n’importe quelle voyageur !

Être sociable est l’une des clés lorsque l’on part à l’étranger, notamment pour l’apprentissage de l’anglais mais aussi pour créer des liens avec des personnes que l’on gardera dans nos cœurs et peut être même dans nos vies quelque soit le pays d’origine. Les australiens sont pour la plupart très avenants, assez relax et surtout heureux ! Ils aiment leurs vies et cela fait un bien fou.

Que t’a apporté ton passage au CFA CODIS dans l’expérience que tu vis actuellement ?

De la motivation et de l’endurance ! Car je suis parti pour apprendre l’anglais, l’objectif étant de valider les langues à mon retour, mais aussi et surtout vivre une belle expérience. J’ai vraiment envie de pouvoir raconter et rapporter cette expérience qui m’a changé à d’autres étudiants en tant qu’ambassadeur (comme mes 5 dernières années d’alternance) ou encore par le biais du parrainage que j’ai aussi eu la chance de pratiquer avec les plus jeunes.

As-tu progressé en anglais ?

Je suis parti avec un anglais “0%” comme j’aime tant le dire. Une fois arrivé sur place il m’a fallu une bonne semaine pour me lancer et “essayer” d’échanger avec les anglophones. Le début fut très compliqué car on manque cruellement d’assurance, mais au fur et à mesure, le “déclic” de l’anglais s’est fait. Je n’ai pas hésité à m’inscrire dans une école en plein cœur de Sydney où il n’y avait pas de francophone, cela m’obligeait à parler qu’en anglais. J’ai malheureusement dû arrêter au bout de 3 semaines intensives, faute de temps et d’argent. Mais aujourd’hui après plusieurs mois passés en Australie, m’exprimer n’est plus un problème, je peux échanger en anglais. De plus, j’essaye d’apprendre du vocabulaire dès que j’ai un peu de temps.

Recommandes-tu cette destination/expérience ?

Cette expérience a clairement dépassé mon imagination en terme d’attente !
Cela me prendrait des jours à raconter toutes les anecdotes et la vie vécue sur place. C’est une expérience unique, de par la distance qui nous sépare de la France ainsi que l’aventure dans un pays tel que l’Australie.

Je ne peux que recommander, vivre ce que j’ai vécu est tout simplement démesuré et presque inexplicable. Apprendre tous les jours dans un pays étranger nous permet de prendre du recul sur beaucoup choses.

Si certains peuvent penser que c’est une chance de partir, fuir sa zone de confort en France est pourtant ce qu’il y a de plus compliqué. Quitter les siens peut paraître facile les premiers mois mais dans les moments de doute, de solitude, on se rend compte du manque des êtres chers à nos yeux et de son confort en France. Mais écoutez votre cœur et n’ayez pas peur de partir à l’aventure ! Les meilleurs sentiments humains y sont cachés.